2 AOÛT 2026
Une parenthèse lyrique au château royal d’Amboise proposée par la compagnie “L’Opéra Clandestin”.
Raconte-moi Madame Butterfly
Nagasaki, aux alentours de 1900.
L’officier américain Pinkerton, de passage au Japon, épouse Cio-Cio San — surnommée Madame Butterfly —, une jeune geisha de quinze ans, aussi belle que fragile. A cette époque, une étrange coutume accordait aux officiers étrangers le plaisir « exotique » de se marier avec des Geishas, cet engagement étant immédiatement rompu dès lors qu’ils retournaient au pays. Malgré l’opposition de sa famille et les mises en garde du consul Sharpless, qui pressent la légèreté de Pinkerton, la jeune femme se donne tout entière à cet amour, renonçant à sa religion, à ses traditions, à son monde.
Pinkerton repart aux États-Unis sans un mot. Trois années passent. Butterfly attend. Avec une fidélité absolue, et une certitude inébranlable, elle veut se persuader qu’il reviendra. Il ne sait pas encore qu’elle lui a donné un enfant.
Lorsque la vérité finit par se dresser devant elle, Butterfly se retrouve face à un choix impossible — celui que lui dicte, depuis toujours, son sens intraitable de l’honneur.
Madame Butterfly est l’un des dix opéras les plus joués au monde, et sans doute l’un des plus bouleversants. Créé en 1904, il est l’œuvre d’un compositeur au sommet de son art : Giacomo Puccini y atteint une rare intensité dramatique et musicale, portée par des airs devenus parmi les plus célèbres du répertoire lyrique.
Cette œuvre est le reflet d’une époque marquée par les rapports de domination entre l’Occident et l’Orient, entre l’homme et la femme. La jeune Cio-Cio San est à la fois victime de sa condition sociale, de sa jeunesse et d’un ordre du monde qui la dépasse. Ce qui bouleverse aujourd’hui encore, c’est précisément cet écart : nous regardons Butterfly avec les yeux de notre temps, conscients de l’injustice qui se joue, impuissants à la détourner de son destin.
Ces tensions entre hier et aujourd’hui, entre la force et la fragilité, la loyauté et l’inconstance, la tradition et la modernité, le masculin et le féminin, font de Madame Butterfly une œuvre toujours contemporaine, et douloureusement universelle.
Cette version courte a pour ambition de rendre l’œuvre accessible au plus grand nombre, à partir de 10 ans. L’œuvre est raccourcie (1h20), l’histoire racontée en français et chantée en italien. Des interludes de narration mis en scène, portés par une légère touche d’humour, guident le spectateur à travers l’intrigue et lui permettent de s’immerger pleinement dans le drame — et dans la puissante beauté d’une musique qui, depuis plus d’un siècle, ne cesse d’émouvoir.
Les artistes
Pinkerton : François almuzara
Sharpless : Corentin bournon
Suzuki/adaptation/mise en scène : Sophie de guerry
Butterfly/assistant mise en scène : Lucie Émeraude
Piano : Yuko Osawa
Lumières : Sébastien Guiserix
La compagnie l’Opéra Clandestin
Opéra Clandestin est une compagnie d’artistes lyriques née de la rencontre de deux chanteuses et de leur envie de mettre à la portée de tous la passion qui les anime : l’opéra.
Conviction : L’opéra est avant tout un art populaire.
Mission : Populariser l’art lyrique, à la découverte d’une beauté vive, sans manière. En offrir une approche ludique et accessible, s’inscrivant dans la tradition vocale tout étant créatifs dans la mise en scène
INFORMATIONS PRATIQUES
Quand ? Le 2 août à 20h00
Durée ? 1h20
Tarifs ? Adulte: 20€ / étudiant : 15€ / enfant : 10€ / abonné: 8€ (au seul détenteur de la carte abonné)
Sur réservation. (Ouverture de la billetterie en ligne à venir).